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Bien definir une "Converged Infrastructure" (Partie I)
Pour canaliser la croissance des différents composants du datacenter –serveurs, réseau, stockage– et le rendre plus efficace, la meilleure approche cherche à rationaliser au maximum ces infrastructures divergentes pour pouvoir ensuite regrouper ces ressources au sein de pools partageables, mises à disposition des applications sous forme de service.
Cette vision globale doit également prendre en compte la dimension environnementale, afin que la transformation du datacenter se fasse également dans la perspective d‟une meilleure efficacité énergétique. Pour diminuer les coûts, l‟infrastructure doit préférablement s‟appuyer sur des composants standards, assemblés à la volée suivant les besoins des applications, s‟intégrant dans l‟existant et gérés comme des services par des processus intégrés et automatisés.
Pour qualifier une infrastructure de « Converged Infrastructure », celle-ci doit satisfaire 5 caractéristiques principales. Nous verrons les 3 premières dans cet article:
1 - Virtualisation de bout en bout
Même si dans les datacenters actuels, de nombreuses ressources n‟ont pas encore été virtualisées (applications ne s‟y prêtant pas, caractère fortement propriétaire de certains environnements, silos métiers très étanches….) le mouvement est engagé vers une standardisation des ressources permettant leur
virtualisation en production.
Pour tirer le meilleur parti de l‟infrastructure, une Converged Infrastructure devra majoritairement s‟appuyer sur des pools de ressources mutualisées (serveurs, entrées/sorties, réseau, stockage..) pour donner aux applications le niveau d‟abstraction par rapport aux couches hardware. Ainsi, on pourra facilement faire évoluer la quantité de ressources –à la hausse comme à la baisse- au plus près des besoins fluctuants de performance des applications.
La virtualisation doit permettre d‟assembler des machines virtuelles d‟origine diverse : Microsoft®, VMware®, Citrix® sans oublier les environnements UNIX®. Mais il ne faut pas oublier le stockage, qui doit être virtualisé entre baies de différents fournisseurs, avec des outils de provisionnement fin pour optimiser les taux d‟allocation.
2 – Architecture résiliente
La virtualisation tous azimuths ne doit pas se faire au détriment de la sécurité et de la disponibilité. En effet, si la virtualisation apporte de nombreux avantages, le niveau d‟abstraction qu‟elle procure par rapport aux composants physiques rend plus critique la résilience de l‟infrastructure. En effet, du fait de la mutualisation des divers composants, une défaillance de l‟un d‟entre eux peut avoir des répercussions sur toutes les applications dont seulement l‟un des éléments virtualisés fonctionne sur cet élément défaillant.
Par rapport à une situation antérieure où l‟application et l‟infrastructure sur laquelle elle fonctionnait formaient un tout cohérent, que l‟on pouvait dupliquer, et sécuriser a posteriori, aujourd‟hui il faut concevoir une architecture résiliente a priori, et prévoir les scénarios de repli, de basculement qui bénéficieront aux applications. On peut ainsi agir sur la réduction des effets liés aux 50% de pannes d‟origine matérielle et logicielle, en ayant prévu des scénarios de contournement de ces incidents.
Dans une approche Converged Infrastructure, en ayant au préalable défini des briques standardisées (serveurs, stockage, réseau) que l‟on peut fiabiliser par des mécanismes classiques (clusters de serveurs, basculement de machines virtuelles, réplication de données, etc…) il est plus facile de créer a priori des classes de service. Celles-ci délivreront le niveau de service attendu (disponibilité, temps de réponse, tolérance aux incidents, etc…) dont bénéficieront automatiquement les applications qu‟elles hébergent.
3 – Orchestration
Pour que les objectifs d‟efficacité du datacenter soient pleinement atteints, il faut que les composants qui le composent travaillent de façon concertée, harmonieuse et organisée, de façon à délivrer aux applications les niveaux de service qu‟elles attendent.
C‟est le rôle de la fonction d‟orchestration. Elle va traduire les processus business en enchaînements d‟opérations automatisées, assembler les composants virtualisés au gré des besoins applicatifs, piloter l‟ensemble de l‟infrastructure, réagir aux incidents. Cette tour de contrôle du datacenter est également le point central autour duquel on peut déployer des outils de mesure de la consommation, de facturation à l‟usage si nécessaire.
C'est en automatisant des processus standards que l‟on va gagner en efficacité, réduire de façon sensible les coûts d‟exploitation, tout en réduisant les risques d‟erreurs humaines sources de 18% des arrêts non planifiés. L‟automatisation ne doit pas se limiter à la création ou au déplacement de machines virtuelles, mais elle doit prendre en compte l‟infrastructure dans son ensemble (serveurs, stockage, réseau).
Pour conclure, nous aimerions vous aussi présenter nos réseaux sociaux en français Twitter et Facebook qui vous permettront de rejoindre la conversation sur les infrastructures convergentes. Ces pages sont destinées à être interactives, nous sommes ici pour partager et écouter. N’hésitez donc pas à nous faire part de vos commentaires et dites-nous quels sujets ou problèmes vous rencontrez dans votre datacenter. Merci pour votre participation.





